mardi 31 janvier 2017

Passage de cette fameuse frontière Cambodge Laos



La route vers Stung Treng ne présentant aucun intérêt nous prenons un bus … enfin plusieurs bus pour nous diriger vers la frontière Cambodge Laos puis le lieu de notre rendez vous avec nos amis de voyage P et JC que nous devrions retrouver sur l’île de Don Khone, une parmi les 4000 de la région.
Un premier mini bus nous acheminera vers Stung Treng rendez vous 7 heures Nous devrions prendre ensuite un deuxième véhicule pour la frontière’ passage de la frontière puis un autre bus pour arriver à l’embarcadère pour Don Khone, où nous devrions arriver vers 14 heures… c’est ce qui était prévu au départ ! Nous avons bien tout fait cela …. Mais avec  juste un petit décalage dans le temps !
Direction Stung Treng, nos vélos sont accrochés à l’arrière du minibus. Pas de problème le chauffeur me dit qu’il a déjà mis trois motos à l’arrière de son véhicule. Le minibus n’est plus de toute première jeunesse mais bon on se dit qu’un jour il a été neuf ! De l’hôtel notre chauffeur nous conduit place du marché et gare routière arrêt….arrêt qui se prolonge jusqu’au remplissage du bus. C’est assez vivant. Au regard de l’agitation régnante nous pensons  comprendre qu’une femme gère en fait le remplissage et les départs des minivans… en veillant bien au remplissage. Ainsi au bout d’une heure notre véhicule est prêt pour le départ. Les neufs places passagers sont bien occupées par nos treize compagnons de voyage et le plancher du véhicule regorge de sacs de voyages et de sacs de riz. Les cannes à sucre avaient été chargées au préalable sous les sièges. Nous veillons tout de même à cacher au chauffeur le petit coin libre sous nos pieds afin de nous aménager un petit espace à nous. Il a bien vu ce petit coin mais n’insiste pas et finalement accroche quelques sacs sur nos vélos à l’extérieur du minivans. Cette fois nous pouvons prendre la route… sauf qu’un minivan bloque la sortie de la gare routière. Il est bien plein mais pas de chauffeur….nous attendons à l’intérieur pendant qu’à l’extérieur les esprits s’échauffent. Quelques claquettes sur les épaules de l’un et de l’autre tout cela entremêlé de sourire et au final nous sortons vainqueur notre mini bus prend la route. Dans le bus nous sommes les deux seuls disons blancs. Une jeune fille assise à côté de moi parle un peu anglais. Voyant que je prends quelques clichés de nos installations elle fait quelques selfies qu’elle expédie immédiatement à ses amies sur facebook ! Nous sommes bien sortis de la ville et au bout de quelques kilomètres le chauffeur s’arrête à la hauteur d’une femme et d’un homme chargés de paquets. Euh personne ne descend… mais la femme discute avec le chauffeur qui prend les paquets les ajoutent sur nos vélos puis il vient réorganiser le petit monde à l’intérieur. La femme finit presque sur ses genoux… nous reprenons la route… route qui n’a d’ailleurs au passage aucun intérêt… aujourd’hui le spectacle est pour nous à l’intérieur de notre mini van. La femme a de la voix elle rigole très fort et bien sûr nous sommes souvent les sujets de ses remarques.  Elle tapotait depuis le départ le chauffeur et un ou deux passagers et maintenant c’est notre tour. Elle nous tapote les cuisses et tout cela finit toujours par des éclats de rire. Nous ferons plusieurs arrêts pour laisser ou prendre des passagers. Nous serons je crois jusqu’à 17  mais avec des petits gabarits.
Stung Trang première étape, le chauffeur nous laisse au bord du Mékong sans trop d’explication pour la suite de notre voyage… nous suivons la direction qu’il nous indique. Le marché sera notre prochain lieu de départ….. semble t il ! Nous n’attendons pas finalement longtemps avant qu’un homme nous fasse signe et nous demande notre billet de bus.  Nous comprenons  que notre bus est dans deux heures etc.. ; patience. Il y a bien un groupe de jeune européens qui attendent auprès d’une table tenue par un homme semblant gérer tout cela je m’approche je sors mon billet… Not the same compagnie etc.. wait a moment ! OK no problem. Au bout d’un moment repassant devant le même homme il me dit le bus arrive dans cinq minutes et de préparer nos affaires. Et ce fut vrai ! Nos vélos sont par contre cette fois chargés dans le véhicule avec passagers et sacs à dos des jeunes qui nous accompagnent. La plupart voyage de long mois. Disponibilités du travail, chômage, intérim une multitude de statut offrant la liberté temporaire. ; finalement pourquoi pas. Depuis notre départ nous avons rencontré pas mal de gens qui voyageaient de longs mois. Leur circuit passait bien entendu un peu comme nous par le Vietnam Cambodge Laos et surtout beaucoup se dirigeaient ensuite ou venaient de Birmanie, la destination courue en ce moment. Dans le bus nous échangeons sur ce fameux passage de frontière où règne la disons corruption ou le racket. Chiche avec un jeune couple de français nous allons tenter d’y échapper. Ce ne sont que quelques dollars mais bon ! Et puis sur le marché de Strung Treng j’ai trouvé par terre 30 000 riels l’équivalent de 8 euros alors allons y ! Comme prévu dès l’arrêt de notre minibus à la frontière un homme attend la troupe, il nous indique que nous devons attendre là avec les autres personnes déjà présentes. L’immense bâtiment qui fait office de sortie du territoire cambodgien est visible à environ trois mètres de là. Nous demandons à l’homme comment se passe le passage de la frontière… réponse attendez là avec les autres. Nous nous disons alors que c’est bien là que commence l’arnaque… nous nous dirigeons donc tous les quatre vers l’immense bâtiment tous prêts à en découdre avec les douaniers et fermement si il le faut ! Premier contact avec l’ennemi nos passeports en main un premier homme nous toise et nous indique une porte en presque hurlant en cambodgien. Il n’a pas d’uniforme ! Nous nous dirigeons vers une porte qui n’a pas d’inscription… nous entrons. Quelques dédales toujours vides et nous entrons dans une pièce intitulée «STAMP à l’intérieur un comptoir et deux hommes en uniforme. Nous tendons nos passeports… le premier homme mine fermée nous dit «  stamp 2 dollars par personne » Direct nous disons tous les trois NO. Trois car Catherine était restée garder nos vélos. L’homme réplique vous devez payer, Non, Si, vous devez payer car quand nous allons dans votre pays nous payons, Ok nous payons mais nous voulons un reçu avec votre nom etc.. ; L’homme prend notre passeport les tamponne et nous les jettent presque à la figure… pas content le gars ! Première victoire. Nous rejoignons Catherine assez contents de notre première confrontation. Nous traversons le No Mens land entre les deux postes frontières arrivons devant le poste loasien…. Et c’est là que tout commence. Premier contact très sympathique, l’homme est semble t il un civil qui nous fait remplir le formulaire habituel, la photo etc… il nous fait payer le visa 30  dollars et un dollar supplémentaire car nous sommes dimanche. Au bout d’un moment il nous redonne nos passeports et nous dit de nous présenter au guichet d’à côté. Là il y a trois hommes en uniforme et nous sentons bien que cela va se corser rien qu’à voir leurs têtes ! Direct un des trois compère nous dit «  quatre dollars par personne » Nous répliquons «  pourquoi ? » Même discours que les  Cambodgiens «  nous payons quand nous allons dans votre pays etc… » La jeune fille prend la négociation en main mais la partie n’est pas gagnée. Nous restons en deuxième ligne soutenant la jeune fille qui entame un bras de fer yeux dans les yeux avec le douanier. Elle utilise la méthode du reçu de paiement. Le visage du douanier s’agace lourdement. Ensuite elle dit ok on vous donne l’argent mais on vous filme. Là il n’a vraiment pas aimé ! Ensuite tel deux serpents leur regard se sont affrontés. Franchement une scène irréaliste. La deuxième ligne est entrée ensuite en action. Le jeune homme a commencé à chanter  «  Nous voulons nos passeports «  tout en jouant avec son bilboquet devant le douanier. J’ai tenté sans succès une demande au douanier en simplement précisant nous avons payé une fois notre visa et c’est bon maintenant vous nous donnez nos passeport en voilà nous partons. Le douanier nous a répliqué je garde vos passeports tant que vous ne payez pas. Situation de blocage tout de même avec maintien de la pression par nos deux jeunes qui chantaient «  donnez nous nos passeports donnez nous nos passeports …. »  Le douanier nous précise aussi qu’il gardera nos passeports et qu’à la fermeture du poste il nous renverra au Cambodge. Il le ferait ce c…Toujours sous les chants de mes amis et en pensant aux dollars trouvés je lui dis «  ok je te donne deux dollars pour nous et tu fais gratuit pour les deux jeunes » et avec l’argent dans la main cela fait toujours une petite pression de plus. Je lui jette les deux billets dans sa cabane et je lui dis ok donnez nous nos passeports. Les billets n’ont pas fait effet tout de suite  mais au bout d’un moment nous avons eu nos passeports…. Mais pas ceux des deux jeunes. J’ai expliqué aux douaniers qu’ils étaient jeunes sans trop d’argent que si ils disaient à leurs amis qu’ils avaient été rackettés à la frontière etc… rien à faire… et puis après une ultime confrontation yeux dans les yeux avec la jeune fille le douanier a pris les passeports des jeunes et les a jetés. Les deux jeunes les ont juste attrapés au vol. Ouf les deux jeunes étaient très contents de leur affaire.
Nous avons ensuite retrouvé notre groupe de jeunes quittés une bonne heure et demie avant. Le passeur leur a pris chacun 8 dollars pour faire leur passeport.

Ensuite nous avons été déposé au ferry nous menant sur notre île. Cool nous allions retrouver nos amis. Premier arrêt Don Det tous les jeunes descendent de la barque… oui le ferry c’est en fait une barque. Prochain arrêt Don Khone où nous devrions retrouver nos amis P et JC. Euh sauf que le moteur a calé et qu’en voulant redémarrer le pilote a cassé la corde pour lancer le moteur… nous sommes en panne. Le gars donne un ou deux coups de fil. Il a l’air soucieux car la nuit va arriver et il n’a pas de lumière et il n’a rien pour réparer… pas de problème j’ai mes outils pour le vélo. Une clef plate de 10  pour démonter le quarter et hop le lanceur est de nouveau opérationnel. Nous sommes arrivés sur l’île il devait être vers les 18 nous ne sommes pas vraiment à l’heure mais contents !




























Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire