La route vers Stung Treng ne présentant aucun intérêt nous
prenons un bus … enfin plusieurs bus pour nous diriger vers la frontière
Cambodge Laos puis le lieu de notre rendez vous avec nos amis de voyage P et JC
que nous devrions retrouver sur l’île de Don Khone, une parmi les 4000 de la
région.
Un premier mini bus nous acheminera vers Stung Treng rendez
vous 7 heures Nous devrions prendre ensuite un deuxième véhicule pour la
frontière’ passage de la frontière puis un autre bus pour arriver à
l’embarcadère pour Don Khone, où nous devrions arriver vers 14 heures… c’est ce
qui était prévu au départ ! Nous avons bien tout fait cela …. Mais
avec juste un petit décalage dans le
temps !
Direction Stung Treng, nos vélos sont accrochés à l’arrière
du minibus. Pas de problème le chauffeur me dit qu’il a déjà mis trois motos à
l’arrière de son véhicule. Le minibus n’est plus de toute première jeunesse
mais bon on se dit qu’un jour il a été neuf ! De l’hôtel notre chauffeur
nous conduit place du marché et gare routière arrêt….arrêt qui se prolonge
jusqu’au remplissage du bus. C’est assez vivant. Au regard de l’agitation
régnante nous pensons comprendre qu’une
femme gère en fait le remplissage et les départs des minivans… en veillant bien
au remplissage. Ainsi au bout d’une heure notre véhicule est prêt pour le
départ. Les neufs places passagers sont bien occupées par nos treize compagnons
de voyage et le plancher du véhicule regorge de sacs de voyages et de sacs de
riz. Les cannes à sucre avaient été chargées au préalable sous les sièges. Nous
veillons tout de même à cacher au chauffeur le petit coin libre sous nos pieds
afin de nous aménager un petit espace à nous. Il a bien vu ce petit coin mais
n’insiste pas et finalement accroche quelques sacs sur nos vélos à l’extérieur
du minivans. Cette fois nous pouvons prendre la route… sauf qu’un minivan
bloque la sortie de la gare routière. Il est bien plein mais pas de chauffeur….nous
attendons à l’intérieur pendant qu’à l’extérieur les esprits s’échauffent.
Quelques claquettes sur les épaules de l’un et de l’autre tout cela entremêlé
de sourire et au final nous sortons vainqueur notre mini bus prend la route.
Dans le bus nous sommes les deux seuls disons blancs. Une jeune fille assise à
côté de moi parle un peu anglais. Voyant que je prends quelques clichés de nos
installations elle fait quelques selfies qu’elle expédie immédiatement à ses
amies sur facebook ! Nous sommes bien sortis de la ville et au bout de
quelques kilomètres le chauffeur s’arrête à la hauteur d’une femme et d’un
homme chargés de paquets. Euh personne ne descend… mais la femme discute avec
le chauffeur qui prend les paquets les ajoutent sur nos vélos puis il vient
réorganiser le petit monde à l’intérieur. La femme finit presque sur ses
genoux… nous reprenons la route… route qui n’a d’ailleurs au passage aucun
intérêt… aujourd’hui le spectacle est pour nous à l’intérieur de notre mini
van. La femme a de la voix elle rigole très fort et bien sûr nous sommes
souvent les sujets de ses remarques.
Elle tapotait depuis le départ le chauffeur et un ou deux passagers et
maintenant c’est notre tour. Elle nous tapote les cuisses et tout cela finit
toujours par des éclats de rire. Nous ferons plusieurs arrêts pour laisser ou
prendre des passagers. Nous serons je crois jusqu’à 17 mais avec des petits gabarits.
Stung Trang première étape, le chauffeur nous laisse au bord
du Mékong sans trop d’explication pour la suite de notre voyage… nous suivons
la direction qu’il nous indique. Le marché sera notre prochain lieu de
départ….. semble t il ! Nous n’attendons pas finalement longtemps avant
qu’un homme nous fasse signe et nous demande notre billet de bus. Nous comprenons que notre bus est dans deux heures
etc.. ; patience. Il y a bien un groupe de jeune européens qui attendent
auprès d’une table tenue par un homme semblant gérer tout cela je m’approche je
sors mon billet… Not the same
compagnie etc.. wait a moment ! OK no problem. Au bout d’un moment
repassant devant le même homme il me dit le bus arrive dans cinq minutes et de
préparer nos affaires. Et ce fut vrai ! Nos vélos sont par contre cette
fois chargés dans le véhicule avec passagers et sacs à dos des jeunes qui nous
accompagnent. La plupart voyage de long mois. Disponibilités du travail,
chômage, intérim une multitude de statut offrant la liberté temporaire. ;
finalement pourquoi pas. Depuis notre départ nous avons rencontré pas mal de
gens qui voyageaient de longs mois. Leur circuit passait bien entendu un peu
comme nous par le Vietnam Cambodge Laos et surtout beaucoup se dirigeaient
ensuite ou venaient de Birmanie, la destination courue en ce moment. Dans le
bus nous échangeons sur ce fameux passage de frontière où règne la disons
corruption ou le racket. Chiche avec un jeune couple de français nous allons
tenter d’y échapper. Ce ne sont que quelques dollars mais bon ! Et puis
sur le marché de Strung Treng j’ai trouvé par terre 30 000 riels
l’équivalent de 8 euros alors allons y ! Comme prévu dès l’arrêt de notre
minibus à la frontière un homme attend la troupe, il nous indique que nous
devons attendre là avec les autres personnes déjà présentes. L’immense bâtiment
qui fait office de sortie du territoire cambodgien est visible à environ trois
mètres de là. Nous demandons à l’homme comment se passe le passage de la
frontière… réponse attendez là avec les autres. Nous nous disons alors que
c’est bien là que commence l’arnaque… nous nous dirigeons donc tous les quatre
vers l’immense bâtiment tous prêts à en découdre avec les douaniers et
fermement si il le faut ! Premier contact avec l’ennemi nos passeports en
main un premier homme nous toise et nous indique une porte en presque hurlant
en cambodgien. Il n’a pas d’uniforme ! Nous nous dirigeons vers une porte
qui n’a pas d’inscription… nous entrons. Quelques dédales toujours vides et
nous entrons dans une pièce intitulée «STAMP à l’intérieur un comptoir et deux
hommes en uniforme. Nous tendons nos passeports… le premier homme mine fermée
nous dit « stamp 2 dollars par personne » Direct nous disons tous
les trois NO. Trois car Catherine était restée garder nos vélos. L’homme
réplique vous devez payer, Non, Si, vous devez payer car quand nous allons dans
votre pays nous payons, Ok nous payons mais nous voulons un reçu avec votre nom
etc.. ; L’homme prend notre passeport les tamponne et nous les jettent
presque à la figure… pas content le gars ! Première victoire. Nous
rejoignons Catherine assez contents de notre première confrontation. Nous
traversons le No Mens land entre les deux postes frontières arrivons devant le
poste loasien…. Et c’est là que tout commence. Premier contact très
sympathique, l’homme est semble t il un civil qui nous fait remplir le
formulaire habituel, la photo etc… il nous fait payer le visa 30 dollars et un dollar supplémentaire car nous
sommes dimanche. Au bout d’un moment il nous redonne nos passeports et nous dit
de nous présenter au guichet d’à côté. Là il y a trois hommes en uniforme et
nous sentons bien que cela va se corser rien qu’à voir leurs têtes ! Direct
un des trois compère nous dit « quatre dollars par personne » Nous
répliquons « pourquoi ? » Même discours que les Cambodgiens « nous payons quand nous
allons dans votre pays etc… » La jeune fille prend la négociation en main
mais la partie n’est pas gagnée. Nous restons en deuxième ligne soutenant la
jeune fille qui entame un bras de fer yeux dans les yeux avec le douanier. Elle
utilise la méthode du reçu de paiement. Le visage du douanier s’agace
lourdement. Ensuite elle dit ok on vous donne l’argent mais on vous filme. Là
il n’a vraiment pas aimé ! Ensuite tel deux serpents leur regard se sont
affrontés. Franchement une scène irréaliste. La deuxième ligne est entrée
ensuite en action. Le jeune homme a commencé à chanter « Nous voulons nos passeports «
tout en jouant avec son bilboquet devant le douanier. J’ai tenté sans succès
une demande au douanier en simplement précisant nous avons payé une fois notre
visa et c’est bon maintenant vous nous donnez nos passeport en voilà nous
partons. Le douanier nous a répliqué je garde vos passeports tant que vous ne
payez pas. Situation de blocage tout de même avec maintien de la pression par
nos deux jeunes qui chantaient « donnez nous nos passeports donnez
nous nos passeports …. » Le
douanier nous précise aussi qu’il gardera nos passeports et qu’à la fermeture
du poste il nous renverra au Cambodge. Il le ferait ce c…Toujours sous les
chants de mes amis et en pensant aux dollars trouvés je lui dis « ok je
te donne deux dollars pour nous et tu fais gratuit pour les deux jeunes »
et avec l’argent dans la main cela fait toujours une petite pression de plus.
Je lui jette les deux billets dans sa cabane et je lui dis ok donnez nous nos
passeports. Les billets n’ont pas fait effet tout de suite mais au bout d’un moment nous avons eu nos
passeports…. Mais pas ceux des deux jeunes. J’ai expliqué aux douaniers qu’ils
étaient jeunes sans trop d’argent que si ils disaient à leurs amis qu’ils
avaient été rackettés à la frontière etc… rien à faire… et puis après une ultime
confrontation yeux dans les yeux avec la jeune fille le douanier a pris les
passeports des jeunes et les a jetés. Les deux jeunes les ont juste attrapés au
vol. Ouf les deux jeunes étaient très contents de leur affaire.
Nous avons ensuite retrouvé notre groupe de jeunes quittés
une bonne heure et demie avant. Le passeur leur a pris chacun 8 dollars pour
faire leur passeport.
Ensuite nous avons été déposé au ferry nous menant sur notre
île. Cool nous allions retrouver nos amis. Premier arrêt Don Det tous les
jeunes descendent de la barque… oui le ferry c’est en fait une barque. Prochain
arrêt Don Khone où nous devrions retrouver nos amis P et JC. Euh sauf que le
moteur a calé et qu’en voulant redémarrer le pilote a cassé la corde pour
lancer le moteur… nous sommes en panne. Le gars donne un ou deux coups de fil.
Il a l’air soucieux car la nuit va arriver et il n’a pas de lumière et il n’a
rien pour réparer… pas de problème j’ai mes outils pour le vélo. Une clef plate
de 10 pour démonter le quarter et hop le
lanceur est de nouveau opérationnel. Nous sommes arrivés sur l’île il devait
être vers les 18 nous ne sommes pas vraiment à l’heure mais contents !
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